Un taux anormalement élevé de sucre dans le sang est le signe prouvant un problème de régulation du glucose. Un tel trouble équivaut au diabète prégestationnel ou gestationnel lorsque le sujet atteint est une femme enceinte. Cette hyperglycémie est l’une des sources de complication de la grossesse, notamment lorsqu’elle n’est pas bien prise en charge. Les mères diabétiques, connaissant déjà leur santé et leur corps avant leur grossesse, doivent consulter un médecin régulièrement pour un suivi et pour vérifier si elles font l’objet d’un diabète prégestationnel ou non. Le souci et les mauvaises surprises arrivent souvent lorsque la mère n’a pas eu de problème d’hyperglycémie avant de porter son enfant. La révélation du diabète gestationnel peut être tardive alors que les complications commencent à se manifester.

Les risques du diabète gestationnel pour le bébé

Un diabète gestationnel non maîtrisé expose le bébé à des dangers dans la mesure où la complication peut devenir sévère. Contacter le médecin gynécologue obstétricien est impératif en cas de doute afin de procéder à un dépistage. Cette analyse doit être effectuée systématiquement à partir du second trimestre pour vérifier si la mère a ce genre de problème ou non. Une telle initiative est à instaurer par les cabinets médicaux et peut être faite lors d’une consultation à domicile, sinon la femme doit demander à son médecin de le faire.
Les conséquences du diabète gestationnel pour le nouveau-né sont nombreuses, à savoir :

  • la jaunisse ou l’ictère, les problèmes respiratoires transitoires et l’hypoglycémie à la naissance ;
  • les troubles neurologiques et les fractures à l’accouchement à cause du surpoids du bébé ;
  • le décès in utero du fœtus ;
  • la macrosomie fœtale c’est-à-dire un poids supérieur à 4 kg à la naissance ;
  • les malformations cardiaques et nerveuses.

Les risques du diabète gestationnel pour la mère

Les risques encourus par la mère sont tout aussi dangereux que pour le nouveau-né. La femme enceinte peut avoir une hypertension artérielle gravidique classique ou une prééclampsie, ce qui met en péril la vie du fœtus. La dernière est une hausse de tension artérielle gravidique accompagnée de protéinurie, c’est-à-dire que des protéines sont recensées dans l’urine. Que ce soit pour l’un ou pour l’autre cas, la maman doit faire l’objet d’une surveillance médicale continue. En cas de souci, appeler un médecin est de rigueur. La patiente ne doit pas hésiter à prendre cette initiative, même en dehors des heures normales d’ouverture des cabinets. Les médecins de garde assurant la permanence de nuit, du week-end et des jours fériés peuvent être sollicités.

Une femme enceinte, surtout sujette à un diabète gestationnel, doit toujours avoir les numéros d’urgence à portée de main, pour être en mesure d’appeler ces services en cas de besoin. La prééclampsie peut être fatale, aussi bien pour le bébé que pour la maman, dans la mesure où elle peut provoquer :

  • un retard de croissance du fœtus ;
  • un accouchement prématuré
  • une insuffisance rénale ;
  • des troubles de coagulation ;
  • un décollement du placenta.
  • Un accouchement prématuré et par césarienne, dû à l’augmentation du liquide amniotique et au surpoids de la mère peut survenir.
  • La maman risque de développer un diabète permanent, même après l’accouchement.

Que faire en cas de diabète gestationnel ?

La patiente doit suivre rigoureusement les recommandations du médecin pour arriver à terme sans encombre, et surtout pour accoucher d’un nouveau-né en bonne santé, ne présentant aucune des malformations congénitales récurrentes. Normalement, l’obstétricien lui recommande de consulter un diététicien ou la met en relation avec ce type de professionnel, afin d’instaurer un régime convenant à son état et favorisant l’abaissement de la glycémie. La liste des mets préconisés s’obtient suivant leur index glycémique puisque l’expert se base sur la ration calorique. Les menus au quotidien incluent des fibres et des glucides dont la prise est à répartir entre les 3 principaux repas et les 2 collations de la journée.

Un repas équilibré préconisé par le diététicien évite le pic d’hyperglycémie post-prandiale. Une autosurveillance doit accompagner ce régime afin de constater son efficacité. Pour ce faire, la patiente a besoin de prendre sa glycémie 6 fois (au minimum) en une journée. Ce contrôle permanent du taux de sucre s’effectue à l’aide d’un lecteur de glycémie que le médecin a prescrit. Le résultat obtenu à chaque prise est à saisir sur un carnet. La valeur idéale est inférieure à 0,95 g/l pour la glycémie à jeun et inférieure à 1,20 g/l deux heures après un repas. Dans le cas où le régime s’avèrerait inefficace, l’administration d’insuline par injection est incontournable pour obtenir la bonne quantité de sucre dans le sang.