L’influence de la spiritualité sur la santé est un des sujets brûlants dans les soins de santé alternatifs. Les chiropraticiens comme ont depuis longtemps compris le lien puissant entre le corps, l’esprit et la vie spirituelle. Les chiropraticiens prennent soin de la personne toute entière plutôt que de traiter les symptômes comme des parties isolées. Le chiropraticien encourage les patients à considérer leur côté spirituel lorsqu’ils évaluent leurs objectifs de bien-être. Dans de nombreux cas, la spiritualité est considérée comme une protection contre les sentiments négatifs que peut provoquer une maladie terminale. La relation entre la spiritualité et la santé physique est devenue un sujet d’intérêt pour de nombreux chercheurs. Et bien qu’elles puissent être pensées dans le même contexte, spiritualité et religiosité ne sont pas synonymes. La spiritualité peut être considérée comme faisant partie de l’attitude d’un individu. Que ce soit dans la recherche de sens ou dans les pensées qui peuvent renforcer la confrontation de la souffrance. La religion, en revanche, implique la systématisation des services et des doctrines partagés par un groupe.

Les effets positifs prouvés concernant la spiritualité.

Il faut commencer par bien distinguer la spiritualité de la religion. La spiritualité est, pour le médecin, un besoin universel de lien et de sens de tous les humains. La religion est une réponse culturelle et institutionnelle à ce besoin naturel, avec de grands médiateurs. Le recours à la spiritualité a fait ses preuves dans mon domaine, avec des patients souffrant d’addictions. Ces personnes ont souvent, été victimes de traumatismes précoces dans leurs relations d’attachement. Les mouvements Alcooliques anonymes et Narcotiques anonymes, en faisant appel à la Prière de la sérénité, mobilisent les circuits de la relation et de l’attachement. Quand les membres du groupe se donnent la main pour faire cette prière, l’imagerie cérébrale montre qu’ils éprouvent du bonheur et du plaisir; cela diminue leur souffrance et affaiblit leur volonté de consommer de l’alcool et des drogues.

Les  moyens mesurant les effets positifs d’une activité méditative ou spirituelle

Un patient qui cesse de consommer des substances addictives constitue une preuve mesurable. Il est aussi possible d’utiliser des échelles de dépression. La prière introduit un tiers entre l’autre et soi-même et offre un recul nécessaire, une souplesse cognitive et émotionnelle. Une étude a montré les effets différents qui existent, selon que l’on s’adresse, dans la prière, au père Noël ou à Jésus. Cela ne donne pas les mêmes résultats, principalement parce que, lorsque l’on s’adresse au père Noël, on sait que c’est un artefact. La spiritualité au sens large offre du sens. Les personnes en détresse spirituelle ressentent la souffrance de façon beaucoup plus aiguë, tant sur le plan physique que sur le plan psychique. Un vieux curé valaisan disait qu’il connaît beaucoup de gens qui sont malades mais ils sont dans la bien-allante. La bien-allante découle de notre capacité à accepter ce qu’on ne peut pas éviter. En médecine, l’ordre somatique et la psychiatrie sont très importants. Mais aider les patients à donner du sens à ce qui leur arrive, à considérer leur vie dans la sagesse, est tout aussi important. Cela est particulièrement manifeste en gériatrie. Est-ce que la recherche appuie le rôle de la spiritualité en matière de santé? Jadis écartée par la communauté scientifique comme étant de la “supercherie”, la spiritualité est largement reconnue comme une puissante force de guérison. Une revue de la recherche en cours sur le sujet a conclu que “la preuve qui démontre le valeur positive des facteurs spirituels et religieux pour maintenir la santé continue à s’accumuler. Que ce soit aller à l’église, croire en une force supérieure, prier, avoir une affiliation religieuse ou un sens significatif dans la vie d’une personne, presque toutes les études qui évaluent l’effet de la pratique religieuse démontrent une valeur positive pour la santé. Un plus grand intérêt scientifique de la spiritualité a marqué le début de nouvelles recherches. 

Religion et spiritualité réduisent le stress et la souffrance.

Les enquêteurs disent que la pratique de la spiritualité peut écarter les défis émotionnels et physiques associés aux maladies chroniques. Le sentiment de la mort apporte aux gens de la culture occidentale des sentiments de douleur. Surtout pour la famille et les amis qui restent et vivent toute la souffrance après la mort. Parmi les sentiments qui embrassent la souffrance, on trouve les sentiments de douleur, de nostalgie et d’incorformisme. Le désir est interprété comme une souffrance pour la perte. Dans une étude récente, l’article intitulé “Significations de la mort pour les soignants”, il a été constaté que la mort imminente engendre de grandes souffrances pour les proches et les soignants des patients en phase terminale. Cette étude a montré que la stratégie d’adaptation à cette souffrance est la croyance et la foi en Dieu (ou le fait d’être supérieur) qui émergent comme des systèmes de confort. Croire que la vie continue après la mort du corps semble apporter du réconfort en faisant face à la souffrance. Dans les études sur la croyance en une divinité, il a été constaté que 95 personnes interrogées croient en un être supérieur. La religion est une pratique d’un groupe, qui croit aux mêmes idéologies et se réunit pour pratiquer cette croyance. Religion et spiritualité ne sont pas synonymes, mais les deux constructions contribuent à réduire le stress et la souffrance causés par la mort. La mort est un processus naturel de la vie et est étroitement liée à la recherche de son sens. La spiritualité est la façon dont l’homme entre en contact avec la pensée, d’où je viens et où nous allons, étant une pratique millénaire qui gagne maintenant en force dans le domaine scientifique. Selon un chercheur, la compréhension du sens de la vie est basée sur une triade théorique : la matière (corps), la conscience (esprit/pensée) et l’esprit. Non seulement les personnes spirituelles préviennent-elles la maladie dans leur propre corps mais elles peuvent aussi aider les autres à guérir – même celles qui ne sont pas des personnes spirituelles. Une analyse publiée dans le prestigieux journal Archives of Internal Medicine a démontré que les personnes souffrant d’une crise cardiaque pour lesquelles on avait prié, ont bénéficié de récupération moins compliquée en comparaison avec les patients qui n’étaient pas sujets de prières. Une pression sanguine plus basse équivaut à un moindre risque de maladies cardiaques, une condition que la spiritualité semble prévenir. 

Vivre plus longtemps.

Une toute récente recherche révèle que poursuivre des intérêts spirituels tels qu’assister à des services liturgiques ou prier en groupe, méditer, tenir un journal intime, faire du bénévolat ou étudier les Écritures peuvent ajouter des années à votre vie, révèle une toute récente recherche. Selon une étude dans le journal Demograhy qui a colligé des données sur plus de 2 000 sujets, les personnes qui assistaient régulièrement à des services religieux peuvent s’attendre à vivre sept ans de plus que les personnes qui ne prennent pas part à des liturgies en groupe. Il a été démontré que la spiritualité peut réduire le stress, favoriser des choix de mode de vie sain et augmenter notre sentiment d’appartenance à un réseau social – ce qui est associé à moins de mortalité, explique un professeur de sciences de santé publique à l’Université de Toronto. Après avoir revu les données de l’Enquête nationale sur la santé de la population canadienne et 42 autres études sur l’impact physique de la spiritualité, un médecin a conclu que sur 43,000 décès chaque année au Canada – tout près de 20% peuvent être attribuables à des bas niveaux de spiritualité. Et nous parlons de spiritualité, pas nécessairement de religion, précise ce même médecin qui définit la spiritualité comme les croyances et les valeurs d’une personne sur sa place dans l’univers et qui reflètent ses liens avec une force supérieure et son environnement social et physique. Les enquêteurs ont trouvé que les sujets qui assistaient à des services religieux chaque semaine, qui priaient ou étudiaient les Écritures quotidiennement ont bénéficié de 40% de moins de risques de pression diastolique élevée (le chiffre le plus élevé) en comparaison avec les sujets qui ne n’étaient pas engagés dans la pratique d’activités religieuses. Toutefois, ce ne sont pas tout les engagements religieux qui ont fait baissé la pression sanguine. Les auteurs de l’étude ont noté que “alors que presque toutes les activités religieuses étaient associées à une pression sanguine plus basse, les personnes qui regardaient des émissions religieuses à la télévision ou qui écoutaient ces mêmes émissions à la radio avaient en fait des pression sanguines plus élevées.