Chaque année, environ 140 millions de femmes accouchent dans le monde. Si on en sait beaucoup sur la gestion clinique du travail et de l’accouchement, on se préoccupe moins de ce qui doit être fait, au-delà des interventions cliniques, pour que les femmes se sentent en sécurité, à l’aise et positive face à cette expérience. Grâce à ce guide, les futures mamans prendront connaissance des diverses options qui s’offrent à elles pour vivre au mieux cette expérience et bien préparer la venue du bébé.

Donner naissance à bébé : différents modes d’accouchement

Le premier type qui est à la fois le plus courant est l’accouchement par voie basse. Il est difficile de savoir exactement à quel moment le travail va commencer, mais la plupart des femmes accouchent vers 38 à 41 semaines de grossesse.

La plus grande organisation de gynécologie du pays recommande aux femmes enceintes de planifier une naissance naturelle, sauf en cas d’impossibilité pour des raisons médicales. Ce type d’accouchement présente de nombreux avantages : séjours hospitaliers plus courts, risque d’infection réduit, convalescence plus rapide… Par ailleurs, les bébés nés par voie vaginale ont un risque moins élevé de problèmes respiratoires. Quand bien même une préparation accouchement a été fait dans les moindres détails, une extraction à l’aide d’une ventouse est une procédure parfois effectuée au cours de ce genre d’accouchement. Cela consiste à appliquer une ventouse sur la tête du bébé pour le guider hors du canal utérin. Dans d’autres cas, il est nécessaire d’utiliser un forceps (un instrument en forme de paire de grandes cuillères ou de pinces à salade) pour aider le bébé à sortir.

Lorsque des complications surviennent, l’autre méthode possible est la césarienne, qui consiste à faire naître le bébé par une incision chirurgicale dans l’abdomen et l’utérus de la mère. Dans certaines circonstances, une césarienne est programmée à l’avance. Dans d’autres, cela se fait en réponse à une complication imprévue.

Les possibilités d’accoucher différemment

Une des procédures de plus en plus courantes consiste à accoucher dans l’eau. La mère passe une partie ou la totalité des étapes de l’accouchement dans une baignoire ou une grande bassine. Le bébé peut naître sous l’eau ou la mère peut sortir de l’eau et accoucher dans une position différente. Les femmes choisissent cette option, car cela peut être plus relaxant et moins pénible. Le partenaire peut également entrer dans la baignoire avec la mère pour faciliter l’accouchement.

Il est également possible de choisir d’accoucher à la maison. Cette solution requiert l’assistance d’une sage-femme agréée ou une infirmière auxiliaire. Parfois, un professionnel travaillant dans des centres d’accouchement peut assister la future mère. Beaucoup de femmes trouvent réconfortant d’être dans leur propre environnement, raison pour laquelle elles choisissent cette option. Avoir un bébé à la maison signifie disposer de tout le confort de son chez-soi, y compris des collations et des vêtements de rechange.

Toutes les pratiques proposées de nos jours entrent dans le cadre d’une préparation accouchement pour faire face au stress et à la douleur du travail. Avec le yoga prénatal par exemple, vous apprendrez à contrôler votre muscle respiratoire principal et votre diaphragme grâce à des techniques de respiration et de relaxation. Vous pratiquerez également des postures utiles à utiliser pendant le travail. Les techniques de respiration et de relaxation sont aussi utiles pendant l’accouchement pour vous aider à rendre les contractions moins éprouvantes et à faciliter la dilatation du col de l’utérus.

Les cours de préparation à l’accouchement

Pour la plupart des femmes enceintes, même s’il ne s’agit pas de leur premier enfant, le processus du travail et de l’accouchement peut être accablant. Beaucoup de mères choisissent d’assister à des cours de préparation accouchement pour recueillir des informations et réduire leur anxiété.

Ce type de cours vous aide à renforcer votre confiance en la capacité de votre corps à donner naissance. Vous pouvez discuter de vos craintes concernant le travail et l’accouchement avec l’instructeur et d’autres couples ayant les mêmes préoccupations. Votre partenaire en apprendra davantage sur le déroulement du processus et sur la façon de vous soutenir le jour J. Vous constaterez peut-être qu’assister à des cours d’accouchement ensemble créera un lien spécial. Votre instructeur discutera des options de soulagement de la douleur, y compris le massage, la relaxation, les techniques de respiration et les médicaments.

Une visite du lieu d’accouchement choisi vous donnera l’occasion de voir le personnel en action. C’est le moment idéal pour interroger votre instructeur sur les pratiques de base, telles que la surveillance (monitoring) du fœtus.

Si vous planifiez une naissance à l’hôpital, vous voudrez peut-être suivre plus d’un cours. Ce dernier peut inclure un aperçu de base du travail et de la naissance et peut enseigner des pratiques hospitalières spécifiques.

Maternité : établir un plan d’accouchement

Un plan d’accouchement est un aperçu de vos préférences sur la manière dont tout le processus va se dérouler. Ce document de préparation accouchement peut par exemple inclure la désignation de la personne qui vous accompagnera dans la salle d’accouchement, ou même si vous voulez que les lumières soient éteintes pendant le processus. Vous pouvez inclure tout ce qui, à votre avis, facilitera cette épreuve. Gardez toutefois à l’esprit qu’un plan d’accouchement n’est pas figé, car vous ne pouvez pas tout prédire sur ce qui peut se produire ce jour-là. Vous ou vos médecins devrez peut-être modifier le plan une fois le travail entamé. Essayez donc de rester flexible si quelque chose d’inattendu se produit. De manière générale, le document indiquera avant tout votre nom, le nom de votre médecin et vos coordonnées, le lieu où vous envisagez d’accoucher et les personnes qui seront censées vous accompagner. Pensez à ce qui vous aidera à vous sentir le plus à l’aise. Voulez-vous que votre pièce soit aussi silencieuse que possible ou préférez-vous une musique douce ? Souhaitez-vous qu’un proche prenne des photos ou une vidéo de la naissance ?

Par ailleurs, il est important d’y mentionner votre souhait ou non de prendre des médicaments contre la douleur. La prise en charge de la douleur pendant le travail est une considération importante. Vous ne prévoyez peut-être pas une péridurale, mais vous pourriez changer d’avis pendant le travail. Pendant que vous établissez votre plan d’accouchement, demandez à votre médecin quelles sont vos options pour soulager la douleur. Cela pourrait inclure la respiration ou le massage.

Préparatifs avant de rejoindre la maternité

Pour ne pas être prise au dépourvu le jour venu, la préparation accouchement doit inclure notamment le regroupement des diverses fournitures dont vous aurez besoin à l’hôpital, ainsi que tout le nécessaire pour la venue du bébé. Par exemple, vous pouvez déjà vous doter d’un siège auto pour bébé (tel que requis par la loi), des biberons et tétines (même si vous avez l’intention d’allaiter), des couches, de la table à langer. Vous devrez aussi prévoir tous les accessoires de puériculture pour prendre soin de bébé au quotidien : coton, débarbouillettes, savon doux, pommade pour fessier, brosse à cheveux et thermomètre. N’oubliez pas les gigoteuses, les couvertures et les coussinets imperméables pour berceau ou lit.

Vous aurez aussi besoin d’un certain nombre d’accessoires pour l’accouchement : fournitures pour l’allaitement (comme un soutien-gorge d’allaitement et des coussinets), documents relatifs à votre couverture santé, chaussettes et pantoufles, des vêtements amples à porter pendant le séjour à l’hôpital, le nécessaire pour la toilette ainsi que la liste des contacts de la famille et des proches au cas où vous seriez amenée à vous rendre seule et en urgence à l’hôpital.